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words and zik

interview

le 13/03/2010 à 07h35

Deux interviews de Taï Phong ne se refuse pas. C'était juste avant le concert à la Scène Bastille.


à voir!!


 


http://vimeo.com/10046590


 


http://vimeo.com/10059156


 


et on clique!!!!

 
Qu’est ce qui ressemble à un concert qu’un autre concert ? En fait, pas grand-chose. Il y a un tas de paramètres qui font que l’un ne peut ressembler à l’autre, ou alors il faut tomber sur des « grosses machines » bien huilées comme peuvent l’être les grosses formations. Ca n’enlève rien à leur talent, lorsque l’on aime leur musique, mais le côté un peu « artisanal » de la chose se perd. Alors on est en droit de se poser la question suivante : Qu’est ce qu’il y a de bien lorsqu’un concert se déroule de façon « artisanale » ? Rien de spécial, si ce n’est l’authenticité qui s’en dégage.
 
Le concert du dimanche 7 février à la Scène Bastille à Paris avait tout de réunis pour que ça se passe de la sorte. Tout d’abord, un concert partagé par trois groupes, The Last Embrace, magnifique formation de rock progressif avec une chanteuse digne de celle d’Evanescence, puis Rosa Luxemburg, qui nous a démontré qu’on pouvait avoir des sensibilités Anglos américaines musicalement parlant et les retranscrire en français. Du bon rock progressif, avec des musiciens dignes de ce nom. Dans cette formation joue Pierre qui est du reste un des guitaristes émérites de Taï Phong. Car bien sûr, ils sont passés en dernier, comme les stars ! Et comment ne pas penser à chacun de leur concert, que le fondateur du groupe, toujours debout, toujours la guitare à la main, fut celui qui trouva Jean Jacques Goldman, et qu’on lui doit les plus beaux morceaux de Taï Phong ? Comment ne pas penser à ça. Ce qui fait plaisir dans tout cela, c’est que Pierre a cette voix qui lui permet de monter très haut dans les aigus, sans que ce soit saturé et que ce soit plutôt un cri, qu’un chant, et Pierre sait très bien faire ça. Quand j’ai dis un jour qu’il avait su faire oublier JJ Goldman au sein du groupe, ce n’était pas erroné et bien sûr murement entendu.
 
Le son, parlons en. Un vrai son live, un vrai son qui sonne juste, un son qui enveloppe la salle et qui restitue la musique telle qu’elle doit l’être. On peut dire que c’était même par moment du son pratiquement « métal », tellement les guitares étaient lourdes, non pas dans le sens de l’ennui, bien au contraire, mais dans leur présence. Bien sûr, Khanh et ses éternels problèmes de branchement, mais que serait Khanh si tout était parfait ? Et pourtant il est plus que perfectionniste. Un défaut du staff de la salle, qui en ont eu un autre, et de taille par contre, l’éclairage. Certes la scène n’est pas très grande, mais laisser le « maestro » dans le noir pratiquement tout le temps, ce n’est pas trop professionnel ! Quand il y a des critiques à faire, il faut les faire. C’est comme cela qu’on avance.
 
Nous avons retrouvé avec bonheur « Benji » derrière ses fûts. Je dis avec bonheur, parce que c’est THE BATTEUR ! Ah oui, ça tape en justesse, fort et bien ! C’est du grand art. Michaël toujours en forme, jouant avec sa guitare comme il joue avec le public. Il leur en donne pour leur argent, et on ne regrette pas parce que c’est fort. J’ai déjà parlé de Pierre et de son groupe Rosa Luxemburg, mais on peut tout aussi bien en parler avec Taï Phong, car sa place est bien là également. Ses guitares il sait ce qu’elles donnent, il sait en tirer ce qu’il veut d’elles. Une guitare faut que ça parle, faut que ça donne l’envie d’être à la place, sur scène de celui qui l’a entre les mains, et pour ça, faut un guitariste qui maîtrise son art, et Pipo puisque c’est son surnom, le fait à merveille. Klod et sa basse à 6 cordes. Bon dieu, on croirait un fusil ! Il est toujours armé, tenant son manche comme si il allait viser. On sait qu’il aime le métal et qu’il évolue au sein de formation qui le pratique. On se demande d’ailleurs comment on peut allier métal et rock progressif, et bien demandez à Klod, il vous répondra bien mieux que moi, parce que lui, il sait très bien le faire. Jean Philippe, ses claviers envoutants, les notes qui se dispersent pour venir vous caresser les oreilles. On sait l’importance d’un clavier au sein d’une formation, et il sait, lui, nous montrer qu’elle est indispensable. Arrive la belle Angélique, tout de blanc vêtue. Une robe vietnamienne tissée, et sa voix. Ca serait un doux euphémisme de dire qu’elle est angélique, sa voix, mais que dire d’autre ? Elle la pose là où il faut, sur les notes qui glissent, sur les envolées « guitaresques », sur une ligne de basse pas évidente, et sous l’égide et l’écoute du maître. Elle sait tout cela, elle a déjà pratiquée au sein de la formation, mais elle sait se remettre en question à chaque fois, de façon à perfectionner encore plus son chant sur des morceaux qui n’ont jamais été évident à chanter. J’en sais quelque chose, je m’y attarde, et c’est le mot, chez moi, seul !
Ca peut prêter à sourire lorsque j’appelle Khanh le « maître », mais c’est amical et en plus, je le pense également. En fait, dans un groupe, dans une formation musicale, vous avez des gens qui la compose, ces gens ont une âme d’artiste, on l’espère tout au moins, et puis il y a celle qui est au dessus. Ca s’appelle le leader en temps normal, et bien Khanh compose tout. Alors leader, âme, chef, patriarche, je ne sais, mais si Taï Phong existe encore aujourd’hui, c’est bien grâce à lui. Comment ne pas l’en remercier ?

cover de "nuit" de JJ Goldmam

le 15/01/2010 à 17h09

Avec beaucoup d'indulgence!!! si si il en faut!!!!


 


 


Samois, petite commune de Seine et Marne, au sud est de Paris, la ville où est enterré Django Reinhardt, guitariste manouche légendaire, où tous les ans, à lieu le festival portant son nom. Il aurait eut cette année 100 ans. Mais bien qu’il fut guitariste émérite, ce n’est pas de lui dont nous allons nous entretenir maintenant, mais de Taï Phong. Ca vous étonne ? Honnêtement, ça ne devrait pas, vous êtes sur le site du fan club officiel du groupe, je ne vois pas pourquoi j’irais parler d’autre chose que de Taï Phong. Quoi que !

Une très belle salle a accueillit une partie du groupe pour cette répétition, en vue du concert de La Scène Bastille en février le 7 plus exactement. Alors faisons ce qu’il est d’usage de faire, remercier  quelques  personnes sans qui, cette répétition n’aurait pas eut lieu, en tout cas, pas là. Tout d’abord la mairie de Samois sur Seine, qui prêta généreusement la salle « La Samoisience », Monsieur le maire de Samois, Jean-François Robinet, mais aussi l’équipe de restauration, qui nous a préparé des plats dignes d’un nouveau réveillon, et nous venions d’en passer deux ! Cette équipe porte un nom, et je l’ai déjà cité dans un autre article, car elles œuvrent souvent ces dames, c’est l’Equipe de « restauration des Briardines ». Ne surtout pas oublier la Confrérie des Bons Copains de tournan en Brie, sans qui, rien ne se ferait, puisque Christophe qu’il faut remercier également, travaillent pour le groupe absolument, bénévolement. C’est suffisamment rare pour le souligner.

Alors la répétition par elle-même c’est passé avec 4 des membres du groupe, et parfois pour régler telle ou telle chose, se mettre en balance, et savoir où se placer, suffit. Il manquait tout de même un batteur, il est vrai qu’il aurait été d’un grand secours. Ceci dit, ça n’a pas empêché notre ami Khanh de gérer comme d’habitude son pédalier, passant ainsi plus de temps à quatre pattes que debout et jouant ! Mais c’est un perfectionniste, et tant que quelque chose ne tourne pas rond, lui-même ne tournera pas comme il faut. Des anecdotes aussi, comme par exemple, puisque le groupe n’était pas au complet, les « clics », qui sont des morceaux où il y a le tempo qui fait exactement qu’un métronome, puis la musique, mais sans les paroles, et sans certains instruments, ceci dans le but de se placer dessus et d’assurer une répétition classique. Alors il y a parfois des moments où le « clic » part très bien, mais où il n’y a …. Que le clic sur le CD, ce qui fait que vous pouvez toujours attendre la musique, elle ne viendra pas. Alors si ça se passe sur un CD, ce n’est pas grave, mais un, puis deux, et un troisième, où il se passe la même chose, ça parait être une malédiction, alors pour parer à cela, il y a toujours le MP3 méga exceptionnel de Khanh, où les fameux « clics » sont bien comme il faut.

Au niveau des musiciens, le moment du réglage de leur propre instrument est assez marrant parfois, quand on est spectateur. On voir un Mickael le guitariste du groupe, assis en tailleur, au sol, devant son parterre de pédales d’effets, on a l’impression de voir quelqu’un qui prie, mais bon, le son qui sort de l’instrument nous ramène à la réalité, on prie rarement sur ce genre de musique ! Pierre l’autre guitariste chanteur du groupe, est arrivé avec une guitare, assez petite, si bien qu’on lui a même demandé si c’était une guitare. Évidemment que s’en était une, mais bon, aussi petite qu’elle était, le son était le même qu’une autre. Quand on branche l’instrument au pédalier qu’il possède, ça sonne ! Je ne vais pas revenir sur Khanh est ses pédaliers, ses pédales d’effets, ses guitares qui ne fonctionnent que lorsqu’il arrive à trouver le truc qui fait que le son ne sortait pas cinq minutes avant, Khanh et ses fils qui traînent partout, Khanh et son micro qu’il faut régler parfaitement devant lui. Mais tout ça, vous me direz, c’est normal non ? Et bien oui, c’est normal, c’est une répétition, on est là non seulement pour se caler, mais aussi se « brancher », même si pour Khanh, on peut le qualifier de « spécial ». Jean Philippe et ses claviers, toujours à la direction musicale, on pourrait même dire qu’il pourrait être le chef d’orchestre du groupe. Angélique, toujours la voix…..angélique, sortant d’Orly, où elle travaille, elle est venue placer sa voix sur les morceaux qu’ils joueront en février. Peut-on parler d’esthétisme au sein d’un groupe ? Je crois que oui, on peut dire qu’en plus d’une voix qui se sait se poser comme il faut, et là où il faut, elle est belle comme un cœur ! Avouez que ça ne gâte rien. Au-delà de l’aspect secondaire du physique, véritablement, elle est exactement à sa place dans le groupe.

Voilà  Samois, charmante commune du 77, il gèle en hiver, je vous le garantis, mais on a su se réchauffer au son de la musique, qui a su nous accueillir au sein d’une chouette répétition, et qui permet au groupe de se souder un peu plus à chaque fois. 2010 doit être l’année Taï Phong .

 


Taï Phong à la fête de la bière, est ce que quelqu’un pourrait y croire ? Et bien pourquoi pas ? En ce samedi 14 novembre 2009, ce fut, presque, le cas. Liancourt, plus connu pour être la patrie de François Alexandre Frédéric, duc de Liancourt puis, duc de la Rochefoucauld, fondateur de l’école des arts et métier, accueillit en son sein, Taï Phong, pour une représentation dans une petite salle magnifiquement sonorisée. Alors pourquoi avoir parlé de bière au début, tout simplement parce que lorsque l’on est musicien, il en demeure pas moins qu’on a un besoin vital de se restaurer. Il s’est trouvé qu’en ce 14 novembre, c’était à Liancourt la fête de la bière et du boudin… Et oui, dans l’Oise on peut aussi refaire Munichen si ça leur plait, et il faut croire que ça plait puisque ça fait presque 15 ans que cette fête existe.

 


Bien évidemment ce n’est pas devant un public rempli de saucisse frite, de boudin et de bière que le groupe joua ce soir là, et pendant que l’équipe de France de football se démenait contre l’Irlande pour finalement gagner 1 à 0 , il y eut un certain nombre de spectateur qui ont préféré venir voir ce que musique voulait dire. Les amateurs de rock progressif en ont eu pour leur argent, ceux qui découvraient, en repartirent heureux. Nous avons assisté, très certainement à un des plus beaux concerts du groupe. Rien n’était gagné pourtant, voyez plutôt. Les répétitions, on peut dire distillées avec parcimonie, des membres du groupe absents, des revenants, des nouveaux. Devant une telle alchimie on peut s’attendre au pire, et bien c’est au meilleur que nous avons assisté. Et bien pour ça aussi il y a des raisons. Tout d’abord l’aura de Khanh qui plane toujours, dans tous les sens du terme, mais que serait un musicien si il ne planait pas un peu, seulement, le fait qu’il survole les choses de sa majesté habituelle fait, que de problèmes inextricables, il en fait quelque chose de magique. Magique est le mot, car il a suffit des premières notes sorties des instruments, il a suffit d’entendre les voix, pour se rendre compte que cette magie avait opérée.  


 


Je parlais d’absents, de revenants et de nouveaux. Commençons par le commencement. Les guitaristes « attitrés » étaient absent pour des raisons qui les regardent, des engagements ailleurs, alors recruté il y a peu, un jeune guitariste, fan de Taï Phong depuis l’âge de 10 ans, qui doit à peine en avoir 25 aujourd’hui, et encore, est arrivé. Est-ce que l’on peu parler de claque en matière de musique, lorsque l’on entend un « monsieur » ? Oui je le crois sincèrement. J’y reviendrais, il mérite le détour ! Réjane, qui tenait la batterie n’était décidément pas assez disponible pour le groupe. Exit Réjane, et bienvenue à Fred qui a tenu les baguettes d’une manière magistrale, c’est un des nouveaux également. Très académique comme jeu, mais un feeling inné ! Lui aussi n’avait fait qu’une répétition, mais c’est là, que l’on reconnaît les musiciens, les vrais s’entend. Deux nouvelles voix. Angélique, une ancienne choriste du groupe, il y a 5 ans, et puis Shaï, un à la voix haute perchée. Un peu plus de détail sur Angélique, qui nous fait oublier : et la première chanteuse d’il y a 3 ans Aïna, et, peut être malheureusement pour elle, Sylvie, car Angélique a une voix, mais comment ne peut on  pas dire « angélique ». Sa voix monte et descend comme par enchantement. Première répétition pour elle également, et déjà, la voix est placée. Un peu timide au début, elle s’est vite lâchée ! La musique porte, même les peurs. Shaï a une voix qui se laisse écoutée, qui elle aussi sait monter, et on sait que la musique de Taï Phong a besoin de ses voix là. On parle de notre Rockeur de service ? De celui qui tient dans ses mains, sa basse, comme si c’était un bazooka ? Parce que, si vous l’écoutez attentivement, c’est du lourd !! Du très lourd !! Parler de Jean Philippe qui est celui qui assure la direction artistique musicale du groupe. Rassembleur, animateur, et surtout merveilleux pianiste, qui a su nous enchanter des notes toutes droites sorties d’un véritable piano cette fois ci. Un pur délice. Je reviens un instant sur Pierre, le nouveau guitariste. Je l’ai vu, une fois à une audition que Khanh menait, il y a quelques temps. Pour cette audition, il devait jouer deux morceaux, les plus difficiles à chanter et à jouer du groupe. When its a season, et un autre qui m’échappe, mais l’important n’est pas là. Il a sorti sa guitare, presque par timidité, et il a commencé…. L’audition c’est terminée…. A Liancourt, je l’ai vu jouer avec le groupe, je l’ai entendu chanter les morceaux que Jean Jacques Goldman chantait, donc vous imaginez la hauteur de voix qu’il fallait. Deux choses me sont apparues. La première, Pierre m’a montré que Goldman avait des leçons de guitare à prendre, et ce n’est pas péjoratif de dire ça, c’est simplement que l’on apprend tous les jours, qui que l’on soit, Pierre y compris. La seconde, c’est que Goldman, est pour moi, qui connais le groupe depuis ses origines, totalement sorti de l’idée qu’il fut dans Taï Phong. La voix de Pierre a su me le faire oublier totalement.  


 


On termine bien évidemment, avec le maître. Notre cher Khanh, fidèle à lui-même, ce sourire, qui enjolive son visage, lorsque la guitare sèche autour de ses épaules, il nous fait entendre les notes qui s’envolent de son ampli. La douceur de sa voix sur When it’s a season, lorsque le morceau se calme. Et puis comment oublier qu’il est l’âme du groupe, qu’il est celui par qui tout arriva. Il est des mémoires qu’il faut perpétrer, et les mélomanes savent, que certains groupes, le méritent amplement, Taï Phong en fait parti.  


 


Un grand merci à la technique back stage (même si ils étaient devant), sans qui rien ne serait. Un son parfait, et deux personnes qui ont œuvrés pour que de la qualité sorte des enceintes, pour notre plus grand bonheur. 


 


Prochain concert du côté de Bastille à Paris en février. Je vous tiendrais au courant ? 


 


Alors Une petite fête de la bière ? Ca vous dit ?  


 


Jean Fred