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words and zik


another night in paradise




Ca pourrait être le titre d’un morceau de Taï Phong, mais ce n’est juste que l’impression qui ressort après le concert de ce soir. Le petit journal Montparnasse qui accueille bien souvent des formations de Jazz, a prit dans ses filets, pour la seconde fois, Taï Phong. Comme le patron de cette salle mythique du quartier Montparnasse a eu raison.


C’est dans une ambiance un peu « cabaret » que les clients sont amenés à leur table. J’emploi le terme « client » parce qu’on y mange bien sûr au Petit Journal, on y mange et c’est plutôt bon, même si on est dans la cuisine dite moderne, donc : grande assiette, de la déco et petite portion. Oui mais c’est bon pour les régimes !


Il y eut un autre régime qui fut bien agrémenté. C’est du régime acoustique dont je veux parler. Ah mes oreilles, elles m’en ont reparlées souvent longtemps après le concert de ce qu’elles venaient d’entendre, et surtout de véhiculer jusqu’à mon cœur, voir mon âme. Que de grands mots ! Il faut dire que c’était tout de même un super bon concert. Je commence à en avoir vu pas mal de concert du groupe, et je me dis, que pour l’auditeur que je suis, c’est un des meilleurs qu’il m’a été donné d’assister.


Question organisation c’est plutôt bien fait, le groupe a commencé à jouer pratiquement quand les convives avaient finis de diner. La musique n’a fusée qu’au dessert, si ce n’est au café. Il valait mieux pour pouvoir apprécier toute la subtilité musicale qui est sortie des amplis.


La musique n’est pas simple et il faut savoir l’apprivoiser pour pouvoir continuer à lui donner toutes ses lettres de noblesse. Taï Phong sait très bien faire ça. Il suffit juste, tout simplement de respecter la musique. Les notes distillées au sortir des instruments, et la voix en est, aussi un, ne sont pas faites pour être sacrifiées sur l’autel de la simplicité, voir de la médiocrité. Dire que Taï Phong est l’excellence ? Qui peut se vanter de l’être ? Il faut aussi savoir rester humble, alors je me contenterais de dire, que le groupe, la frise par moment, et ce soir, tout particulièrement.


Du nouveau dans le groupe au niveau de la formation. Mickaël n’était pas là, mais on sait maintenant que Pipo assure largement. Un nouveau bassiste, Anthony, qui en plus, chante et plutôt bien. Un nouveau batteur, Alex, qui joue avec Anthony depuis longtemps, ce qui fait qu’ils se connaissent plutôt bien, et qui a su remplacer Benji avec qualité et surtout avec envie. Ca fait du bien de voir des musiciens qui ont envie !  Une invitée en guest star, en la personne de Lovely. Une très jolie jeune fille, à peine 17 ans et venant d’Arles, avec une voix à faire pâlir toutes les prétendantes aux star ac ou autre nouvelle star, absolument rien à voir. De la pureté dans la voix, une qualité d’interprétation et une nouvelle fois, encore l’envie. L’envie d’être sur scène, de chanter avec ce qu’on appelle, ses tripes, même si j’aurais préféré un autre mot plus joli pour Lovely, peut être qu’avec son âme et son cœur, serait plus approprié. Elle a chantée « Carry me » avec une force inouïe, tout en rendant hommage aux sinistrés du tremblement de terre et du tsunami, japonais. Elle a prit à son compte, également, le morceau « Games », qui n’est pas facile à chanter car la voix monte haut, très haut. Elle connait très bien le groupe de Patrice Aili, qui est un autre guitariste qui a sévit auprès de Taï Phong, également avec brio.


Pour rester dans les voix, parlons de Sylvie. Je l’ai déjà entendu chanter de nombreuses fois, et je ne sais pourquoi, mais ce soir, je l’avais rarement vu aussi accrocheuse, aussi en forme vocalement. Je peux dire qu’elle m’a donné ce qu’elle voulait faire passer. Pour ça je l’en remercie. Elle a amenée également les morceaux d’une façon presque lyrique. Sa métaphore sur une expérience qu’elle a pu vivre dans le parachutisme et le ressenti d’une chute libre avec cette si belle chanson qu’est « Lisa ».


Je parlais de Pipo tout à l’heure, en bien, parce qu’on ne peut rien dire de mal et sur son jeu et sur sa voix qui n’a rien à envier à celle d’un certain J.J.Goldman. Il monte, monte, monte, même si, ce qui m’impressionne le plus chez lui, c’est son jeu de guitare. On hésite pas à parler de virtuosité en musique dite classique, alors pourquoi pas dire la même chose dans le rock. Il y a les guitars heros, alors pourquoi pas ? C’est du bon, du très bon !!


Les claviers tenus de mains de maître par Jean Philippe, sont toujours présent sur tous les morceaux. Comment pourrait-on s’en passer du reste ? Impossible avec cette impression qu’ils portent les morceaux, les uns après les autres. Je me demande si, sur les futures compositions, on ne pourrait pas leur donner une place encore plus importante. Un solo au synthé, je le sentirais bien, avec de grandes envolées où les notes planeraient.


Comme d’habitude on termine par le maestro, le maître, l’âme du groupe depuis toujours, j’ai nommé Khanh Maï. J’aime toujours autant l’écouter jouer de ses guitares. Il a un jeu très particulier sur les solos. Tout comme un synthé, les notes qu’il nous sort souvent avec un bootle neck, planent. C’est lorsque justement ça plane, que l’on est porté. Evidemment ce n’est que mon propre ressenti. Je ne peux parler pour les autres, même si j’ai pu voir dans la salle l’enthousiasme qu’à pu susciter ce que nous sortait Khanh, et l’ensemble du groupe bien sûr.


Pour terminer, nous avions en seconde partie, un groupe qui s’est appelé « A – Side ». Ils reprennent des morceaux de Jean-Jacques Goldman  en les adaptant à leur groupe. Sympa et frais je trouve. Dommage que ça n’est pas duré trop longtemps, ils auraient mérité de pouvoir s’installer musicalement un peu plus longtemps. On espère qu’ils arriveront à faire de supers A side sur un cd à venir, qui sait ?


En bref, cette soirée était vraiment super, et je ne pourrais dire qu’une chose : pourvu que ça dure et,  le plus longtemps possible.


 


That’s all folks…..

Lisa

le 02/02/2011 à 14h07

L'histoire d'une bonne chanson ne tient pas à grand chose. Est ce qu'elle durera? Est ce qu'elle doit obligatoirement durer pour faire partie des bonnes chansons? Qui a la réponse à ces questions?


ce que je sais, c'est que pour être bonne, une chanson doit savoir porter l'auditeur. Elle doit savoir allier musique et paroles. Accessoirement, elle peut être intemporelle.


Cette chanson, Lisa, composé par mon ami Khanh Maï, fondateur du groupe Taï Phong, découvreur de Jean Jacques Goldman, fait partie des bonnes chansons. C'est un avis personnel bien évidemment et il n'engage que moi. tout ce que j'ai pu écrire ci-dessus, se révèle sur ce morceau. La musique fut composée en une heure de temps, ce qui prouve que l'on peut faire de la qualité dans un laps de temps qui n'éxcède pas une heure. Il faut pour cela qu'une seule chose... Un compositeur de qualité. Le chanteur, Hervé Acosta, a posé sa voix, plus d'un an après la composition. Khanh ne trouvait pas la personne idéale pour la chanter. Cela s'appelle du perfectionnisme.


Voici donc le "clip" Lisa,, que j'ai bâti autour d'un mannequin répondant au nom de Christelle Blanchon Légier. Elle interprête simplement Lisa avec ses magnifiques photos, dont elle m'a donnée l'autorisation pour qu'elles figurent sur la chanson.


Bonne écoute comme on dit.


http://www.dailymotion.com/video/xgtero_lisa_music


 

Long Ago

le 08/11/2010 à 07h11

 

La naissance de « LONG AGO »

 

J'ai composé Long Ago, qui est une chanson plutôt triste,  sur une  douze cordes électro-acoustique Aria. La particularité de cette guitare est que les  cordes sont très près du manche, encore plus que sur la plupart des guitares électriques réputées que ce soit : Fender , Gibson , Guild , Martin ou Taylor!  Pour que l’enregistrement se passe bien et que l’interprète qui était Sylvie, soit à l'aise, j'ai dû monter d'un ton par rapport à la première version que j’avais faite. Comme bien souvent dans Taï Phong, les paroles ont été écrites quelques mois après la musique. C’est une façon de procéder qui n’est pas calculée, c’est juste parce que les choses se font ainsi.
C'est Boris qui a commencé à mettre le piano sur son séquencer Cubase avec son Korg Triton. Par la suite il a rajouté quelques nappes de synthé au fin fond de sa cave, endroit propice à certaines inspirations.
Puis ce fut le tour  du jeune Julien de faire le set de batterie sur des pads Roland avec ses propres baguettes, et ce,  toujours dans la même cave. Sans doute la même inspiration dû à l’endroit. Nous n'avons donc pas utilisé de batterie « classique » !
Boris, notre ancien pianiste, est ensuite venu faire la basse avec son synthé Triton .
A mon tour j'enregistre mon Aria 12 cordes, montée donc d’un ton. Puis Philippe, en 20 minutes, le solo de guitare avec sa guitare électrique violette faite sur mesure  avec son Boss GT 3 directement dans un petit mixeur de 12 voies.
A chaque prise on mettait un casque fermé Sony ou Beyer, selon nos préférences, pour pouvoir s’écouter. Vient ensuite le tour de Sylvie avec mon micro Rode NT 3 pour enregistrer la voix lead. Quelques mois plus tard toujours avec ce même micro, c'était au tour de Barbara ,  Angélique , Yannick , moi , Carol , Carine et Lucy de rajouter les choeurs. Le morceau prenait, de plus en plus, forme.
J’ai fais le mix (une quarantaine de pistes) et la version que vous connaissez, en est sortie.

Long Ago est le résultat  d'une semaine d'enregistrement parce que Yannick était enrhubé (ha ha ha). Bien sûr nous allons refaire les voix pour une question de mise en place , refaire le mixage , puis le mastering. Il faudra compter avec le travail d'arrangement qui  a duré  2 semaines. La  composition, elle, a prit une heure.

Pour Long Ago nous n'avons pas pris un « vrai » studio d'enregistrement car on sait depuis longtemps, que ce n'est pas indispensable et que si on sait où l'on va , ça roule tout seul !

 

Khanh Maï

Ca s'est du lourd

le 21/10/2010 à 14h56

Il est bon d'écouter ce que certains slamers ont à dire. En règle générale, ce n'est que vérité, et ils savent la dire avec tolérance et même poésie. Ca dépend des sujets bien sûr.

Je trouve que "c'est du lourd" d'Abdel El Malik, n'est pas un slam décliné avec poésie, mais avec une sincérité et une vérité à toute épreuve. C'est tout simplement la vie, celle qu'il y a eut à une époque, et celle d'aujourd'hui, avec ce sentiment de nostalgie, car même si ce n'était pas mieux avant, les valeurs humaines avaient un autre sens.

 

Je m'souviens , maman qui nous a élevés toute seule, nous réveillait pour l’école quand on était gamins, elle écoutait la radio en pleurant notre pain, et puis après elle allait au travail dans le froid, la nuit, ça c’est du lourd.
Ou le pèr...e de Majid qui a travaillé toutes ces années de ses mains, dehors, qu’il neige, qu’il vente, qu’il fasse soleil, sans jamais se plaindre, ça c’est du lourd.
Et puis t'as tous ces gens qui sont venus en France parce qu’ils avaient un rêve et même si leur quotidien après il a plus ressemblé à un cauchemar, ils ont toujours su rester dignes , ils n'ont jamais basculé dans le ressentiment, ça c’est du lourd , c’est violent.
Et puis t'as tous les autres qui se lèvent comme ça, tard dans la journée, qui se grattent les bourses, je parle des deux, celles qui font référence aux thunes, du genre "la fin justifie les moyens" et celles qui font référence aux filles, celles avec lesquelles ils essaient de voir si y’a moyen, ça c’est pas du lourd .
Les mecs qui jouent les choses zerma devant les blocs deal, un peu de cock, de temps en temps un peu de ke-cra (crack) et disent « je connais la vie moi monsieur ! », alors qu’ils connaissent rien, ça c’est pas du lourd.
Moi je pense à celui qui se bat pour faire le bien, qu'a mis sa meuf enceinte, qui lui dit j’t’aime, je vais assumer, c’est rien, c’est bien, qui va taffer des fois même pour un salaire de misère, mais le loyer qu’il va payer, la bouffe qu’il va ramener à la baraque, frère, ça sera avec de l’argent honnête, avec de l’argent propre, ça c’est du lourd.
Je pense aussi à ces filles qu’on a regardé de travers parce qu’elles venaient de cités, qu'ont montré à coup de ténacité, de force, d’intelligence, d’indépendance, qu’elles pouvaient faire quelque chose de leur vie, qu’elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient de leur vie, ça c’est du lourd.
Mais t’as le bourgeois aussi, genre emprunté, mais attention je n'généralise pas, je dis pas que tous les bourgeois sont condescendants, paternalistes ou totalement imbus de leur personne, je veux juste dire qu’il y a des gens qui comprennent pas, qui croient qu’être français c’est une religion, une couleur de peau, ou l'épaisseur d’un portefeuille en croco, ça c’est bête , c'est pas du lourd , c’est...
La France elle est belle, tu le sais en vrai, la France on l’aime, y’a qu’à voir quand on retourne au bled, la France elle est belle, regarde tous ces beaux visages qui s’entremêlent.
Et quand t’insultes ce pays, quand t’insultes ton pays, en fait tu t’insultes toi-même, il faut qu’on se lève, faut qu’on se batte dans l’ensemble, rien à faire de ces mecs qui disent "vous jouez un rôle ou vous rêvez", ces haineux qui disent "vous allez vous réveiller", parce que si on est arrivé, si on est arrivé à faire front avec nos différences, sous une seule bannière, comme un seul peuple, comme un seul homme, ils diront quoi tous ?
C’est du lourd, du lourd, un truc de malade…..

anniversaire d'Higelin

le 19/10/2010 à 13h36

Jacques Higelin fêtait hier son anniversaire parmi son nombreux public au Zenith de Paris. Encore une légende de la scène à ne pas manquer.


Mais quel âge a-t-il Jacquot? Lui qui commença un peu par hasard la musique à vingt ans, la  légende voulant que c’est en rencontrant Henri Crolla, guitariste et accompagnateur d’Yves Montand,  que le jeune Jacques se met à la chanson… D’abord acteur, il fait connaissance d’autres personnalités parisiennes de l’époque comme Rufus, Brigitte Fontaine ou Areski Belkacem, un ami de régiment avec lequel il enregistre quelques titres. Mais stoppons là la machine à remonter le temps, appuyons sur le bouton forward, et hop nous voilà rapidement dans les années 80 avec le diptyque Champagne pour tout le monde…, Caviar pour les autres. 1988,  c’est l’album Tombé du ciel et son single du même nom qui le consacrent.  La rencontre avec Rodolphe Burger dans les années 90,  et hop nous voilà à ce Zenith de Paris 2010.


Mais il venait fêter quoi, tout ce monde agglutiné à l’entrée du Zenith en une longue file d’attente dans les frimas de ce mois d’Octobre, bravant les embouteillages, les trains au repos et la pénurie de carburant ? Un public un peu plus âgé mais au fond toujours aussi jeune que son idole, un public qui arbore quelques t-shirts confectionnés pour l’occasion (« La Nuit Promet d’Être Belle »…) ou chante déjà quelques-unes de ses ritournelles.  Les portes s’ouvrent et nous prenons place dans les gradins d’un Zenith affichant complet.  Quelques   »Joyeux anniversaires » sont entonnés et quelques minutes avant le début du concert c’est même un « Frère Jacques » qui est chanté, comme si le grand frère de la soirée s’était endormi ???!


Oh non, il ne dort pas malgré des petits pépins de santé qui l’ont fait annuler un concert il y a quelques jours et vont l’obliger à avoir pour compagnon supplémentaire, une …boîte de mouchoirs. Non, il ne dort pas et c’est seul comme un cowboy qu’il vient affronter, pardon, embrasser le public avec une guitare, drapé dans un long manteau de velours presque assorti à sa désormais célèbre tignasse grise.


La machine est lancée….machine, quel vilain mot pour un chanteur à la si belle âme, qui parle avec émotion de cette angoisse au sujet de ce concert, qui d’ailleurs est enregistré. La voix est là, unique, brute, douce, enjôleuse….L’énergie aussi mais ça, ce n’est pas une surprise.  Son « big band » le rejoint : deux guitaristes, un bassiste, une section cuivres avec trompette, saxo et trombone, un clavier, un batteur et un percussionniste. Le public est lui aussi de la partie, reprenant à tue-tête ses morceaux, du plus ancien au plus récent. Oui Jacques, je vais l’appeler Jacques comme il nous tutoie, nous emmène à la rencontre de Pamela Norton….Nous voilà transportés dans une boite de New Orleans en quelques secondes. Et il nous saisit, nous cueille, nous fait rire avec son histoire, son fantasme avec la belle Pamela…C’est Mona Lisa Klaxon, c’est Champagne, c’est……c’est la folie douce, c’est la musique qui nous prend, les mots qui nous entourent et nous appellent pour danser avec lui sur scène.


Oui, quel âge a-t-il pour entonner un tcha tcha tcha, un rock n roll ou se balancer sur un titre groovy « à mort », nous faire du blues, de la country ou même du jazz. « ça booste, ça boom, ça cartoon, ça move à mort »…et pas que dans l’hyper giga megastore… Et si seulement ça ne faisait que ça?? Non, Higelin c’est le poète, le magicien des mots qui se lance sur un drap étoilé accompagné d’une violoncelliste et de son fidèle guitariste sur un titre d’une émotion si rare, si précieuse…. Précieux, c’est le mot qui peut le mieux décrire ces instants de grâce qui nous surprennent entre ces boules d’énergie qu’il nous balance. De quoi perdre le fil, la notion du temps….2H30 déjà??? Non, c’est un mirage?



Et hop, le voilà qui disparaît avec sa troupe. Les minutes sont longues, nous laissant seuls, nous les 5000, 10000, que sais-je, convives de cet anniversaire, dans la lumière rougeâtre du Zenith. Oui , comme si ça ne suffisait pas, il y a ce jeu de lumières, ces fonds chatoyants, ces étoiles magiques, ces faisceaux lumineux qui nous captivent. Sans Jacques, le temps paraît arrété. 23h passé  et on en redemande, par des cris, des chants, des applaudissements. Non, il ne va pas partir comme cela. Il va bien nous faire un petit rappel?


Oh que oui, il va nous le faire et pas qu’un peu. Une heure de plus même et pas de l’heure au rabais. Il nous revient avec un accordéon et nous embarque dans un Paris musette, un Paris des faubourgs, un Paris de tous les jours, des beaux jours, des alentours…Et il virevolte dans une veste violette, tout en élégance, sur son piano, nous charmer de quelques notes. Et le public qui chante….Il nous a bien entraînés, c’est sûr, avec « Gordon, Alpes Maritimes, dont le donjon culmine à 2500 pieds du niveau de la mer Méditer…ranée ! » Mais maintenant c’est Paris – New York, New York Paris…et ….et…..


Oui, c’est la surprise du soir, qu’on espérait certes : Arthur H, son fils, sur scène avec lui le temps d’un titre. Qui dit Arthur dit…..Izia, que nous avions découverte dans cette même salle en première partie de Motorhead. Que ce fut beau, que ce fut charmant, émouvant et tous les adjectifs que vous pourrez trouver pour décrire ces beaux moments, tout simples et tellement délicieux. De l’amour, de l’amour, sans savoir ce que c’est, comme il aime à chanter. Oui ce furent des moments d’amour avec son public, des moments de partage, d’échange, un mot que l’on balance trop souvent à toutes les sauces mais qui ne prend sa dimension que dans ces concerts-là.


« La retraite à 80 ans pour Jacques, à 90 ans, à 100 ans… », hurle Arthur au public qui applaudit!  Mais quel âge a-t-il ? Vingt ans, non?? Oui, nous avons tous nos vingt ans ce soir lorsque nous sortons de la salle,  empressés que nous sommes de …. garder un souvenir de ce concert de plus de 3h30. Ils n’ont pas chômé en régie pour nous presser des triples CD de ce live. C’est peut-être le seul objet qui aura un âge car d’anniversaire il ne pouvait y avoir devant un tel artiste qui n’a plus vraiment d’âge.


Merci MONSIEUR Higelin.


 


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