words and zik

piqure de rappel

le 23/09/2006 à 22h03
Parce que parfois il est bon de rappeler certaines choses.. Que la vie n'est pas toujours gaie, et que parfois la promesse de terre promise n'est pas vraiment ça.



On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs

Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.

Pierre Perret

lavillier

le 20/04/2006 à 17h20
si il y a un artiste en France que j'ai beaucoup aimé et écouté, c'est bien Bernard Lavillier.
d'aileurs je l'écoute toujours. J'avoue qu'au début c'était un peu du parti pris, parce que je le croyais de Lorraine, alors qu'il était Stéphanois, et il l'a chanté! mais bon, j'étais très jeune! ^^ et puis il chantait les hauts fourneaux, la mine, les exploités, et ça, ça me plaisait bien, déjà tout petit, j'étais pour les minorités. 
Et puis même si il parait être un peu "frimeur" comme ça, avec ses gros biscotos! ce qu' il écrit est vraiment sublime. des paroles pleines de soleil, pleines de poésie, mais aussi qui savent être porteuses de crasse et de suie, qui savent relater ce que fut la vie de certains sur cette terre. Que ce soit dans les jungles d'ailleurs, comme en Bolivie ou dans la banlieue de Saint Etienne, il a chanté la difficulté à vivre sa vie et à s'épanouir pour simplement vivre. Artiste sensible, à l'âme certainement tourmentée, comme le sont bien des artistes, il a su nous faire partager tellement de choses. Il fut surprenant également, comment oublier ce duo avec Nicoletta!, lui qui chantait avec Le Grand Léo Ferré, faire un duo avec Nicoletta!! fallait oser. et pourquoi pas? la sortie de cet album fut critiqué, alors qu'il est bien rock je trouve moi, et même ce fameux duo, est plutôt pas mal réussi.  Et puis un artiste qui surprend, c'est tout de même un peu mieux que des préformatés. J'imagine que vous êtes d'accord avec moi, sinon vous le dites bien sûr. lol vous connaissez la procédure!!!
concernant Lavillier, j'ai encore en mémoire " Betty" somptueuse ballade que j'appellerais presque "carcérale" où au fond du pièce d'à peine 10 m2, se meurt une fille.
Tu n'as pas sommeil
Tu fumes et tu veilles
T'es toute écorchée
T'es comme un chat triste
Perdu sur la liste
Des objets trouvés
La nuit carcérale
Tombant sur les dalles
Et ce lit glacé
Aller et venir
Soleil et sourire
Sont d'l'autre coté

Ces murs, ces grillages
Ces portes et ces cages
Ces couloirs, ces clés
Cette solitude
Si dure et si rude
Qu'on peut la toucher
Ce rayon de lune
Sur le sol allume
Visage oublié
De celui que t'aimes
Qui tire sur sa chaîne
Comme un loup blessé

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, iils t'on couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Je sais, tu vas rester là
T'aimerais plus t'réveiller, plus jamais rêver

Je te dis je t'aime
Dans ce court poème
Dans ce long baiser
Tu es ma frangine
Juste une féminine
Que j'avais rimée
Je te donne ma force
Mes mots et mes notes
Pour te réchauffer
Je haie la morale
Les prisons centrales
Les maisons d'arrêt

Je n'ai pas sommeil
Je fume et je veille
Et j'ai composé
Une chanson d'amour
Une chanson secours
Pour l'autre côté
Pour ceux que l'on jette
Dans les oubliettes
Dans l'obscurité
Pendant qu'les gens dorment
Au fond du conforme
Sans se réveiller

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, ils t'ont couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Tu sais, on s'retrouvera, là
Ailleurs, en plein soleil ...


ces paroles sont somptueuses, véritablement somptueuses. rien que des les avoir mis là, j'en ai des frissons.


 je parlais tout à l'heure de hauts fourneaux et de chansons parlant de ce pays, dans " LEs Barbares" on ne peut pas mieux dépeindre ceux qui travaillent durement dans la fournaise des laminoirs.. qui sont parfois "visités" par des patrons qui montrent leurs usines, leurs ouvriers... il faut parfois lire entre les lignes, mais cela se sent, se devine

Les Barbares habitaient dans les angles tranchants
Des cités exilées au large des business
Ils rivaient leurs blousons d'étranges firmaments
Où luisaient la folie, la mort et la jeunesse
La nuit le haut fourneau mijotait ses dollars
La fumée ruisselait sur nos casques rouillés
Dans le vestiaire cradingue, cinq minutes volées
A la fumée, au feu, au bruit, au désespoir

{Refrain:}
Oh mon amour emporte-moi, emporte-moi loin de la zone
Vers des pays chagrins, vers des pays faciles,
Vers des pays dociles

Ils rêvaient de tropiques, des tropiques tropicaux
Pleins d'eau à trente degrés, pleins de forêts sanglantes
Ils rêvaient de corail, d'amour, de sable chaud
Epinal leur fourguait ses images en partance
Le fils du patron venait nous visiter
Au sortir du night-club avec de jolies femmes
Il nous regardait faire, essayait d'estimer
La montée de la courbe, la chaleur de la flamme

{au refrain}

Bourgeois adolescents aux mythes ouvriers
Militants acharnés de ce rêve qui bouge
Qui seraient un beau jour de gauche ou bien rangés
Tricolores et tranquilles, la zone c'était rouge
La noirceur des blousons nous faisait des étés
Sombres comme les fleurs de nos arbres acryliques
Nous déroulions nos chaînes essayant de décrocher
La montée de l'amour, de la paix, de la musique

{au refrain}

Quand le car avalait sa ration de six heures
De mains brulées, de silicoses et de gros rouge
Nous rentrions vidés dans nos cuisines, seuls
Un sourire, un café, la douche, rien ne bouge
La radio tapinait à l'étage inférieur
On dormait dans l'enzyme et dans le cargo
Puis nos têtes plongeaient vers des mondes meilleurs
Nos mamans affairées voyaient baisser le jour

{au refrain}

Les barbares habitaient dans les angles tranchants
Des cités exilées au large des business
Ils rivaient leurs blousons d'étranges firmaments
Où luisaient la folie, la mort et la jeunesse

Oh mon amour emporte-moi, emporte-moi loin de la zone
Vers des pays chagrins, vers des pays faciles, vers des pays dociles



et est ce que quelqu'un, ayant un tant soi peu connu cette époque se souvient de" Big Brother", titre emprunté à George Orwel pour son roman presque prémonitoire 1984
les paroles étaient fortes également dans cette chanson.

Bateaux panaméens, marchands d'armes français
Tueurs américains, matériel japonais
Capitaux catholiques, call-girls asiatiques
Big Brother is watching you !

Des vrilles dans les dents, les paupières brûlées
Voyageur du sertao des déserts cendrés
Les prisons sont fertiles et la vie si fragile ...
Big Brother is watching you !

Là où la CIA surveille le magot
Il y a le KGB qui fait ton numéro
Et si tu leur fais face, ils t'tireront dans le dos
Big Brother is watching you !

Ton pognon se ballade dans de petits lingots
De New York à Lausanne en passant par Rio
Et tu verses à l'épargne, et tu verses à l'impôt
Big Brother is watching you !

T'es vivant camarade ! Ça vient d'être un délit
Fais ton autocritique sur ton crâne poli
Inscris ton matricule numéro du zombie
Big Brother is watching you !

Big Brother te regarde de son œil de plâtre
Parano et livide, décervelé noirâtre
On arrive bientôt, 1984 !
Big Brother is watching you !

Je t'aime au plus profond au-dessus des salauds
Mais aurai-je le temps de trouver mon îlot
Avant que dans le ciel ne revienne à nouveau
Big Brother is watching you !


et puis ce morceau, "faits divers", j'en adorais la mélodie, qui pourtant était plutôt rock, mais tellement belle, et encore une fois le texte, puisque l'un ne va pas sans l'autre chez Lavilliers.  il faut savoir ce qu'on veut, quand on l'écoute. ça peut faire mal au niveau des paroles, mais c'est volontaire. c'est normalement ce qui aide à réfléchir sur le monde, mais également parfois sur nous même. ça pousse !!!

Comment va le monde ? Il est rouge sang
Et à mon avis, il l'est pour longtemps
Comment va la vie ? Il y a des endroits
Elle vaut dix dollars combien je te dois
Comment va l'amour ? Il joue les absents
Demande aux vautours de gagner du temps
Comment va le monde ? Il est rouge sang
Et à mon avis, il l'est pour longtemps

Après bien des années d'errance
Et de silence embarrassé
Des hommes n'ont toujours pas de nationalité
Comment parler de non-violence
A un amour qu'on a violé ?
La dignité n'est pas votre spécialité

Comment va la guerre ? Elle va comme elle va
Elle est planétaire, on se reverra
Comment va la banque ? La banque surnage
Pour les grands requins y a pas de naufrage
Comment va la mort ? Record absolu
Toujours très discrète, je n'en sais pas plus
Comment va la guerre ? Elle va comme elle va
Elle est planétaire, on se reverra
Elle est planétaire, on se reverra

Après bien des années d'errance
Et de silence embarrassé
Des hommes n'ont toujours pas de nationalité
Comment parler de non-violence
A un amour qu'on a violé ?
La dignité n'est pas votre spécialité

Je ne veux plus gueuler: " Comment va le monde ? "
Et qu'on me réponde: " Il va comme il va "
Comment va la vie ? Elle n'est pas très fière
Sur ces cinq colonnes dans les faits divers
Comment va l'amour quand il vous a vu ?
A fait demi-tour, on n'en parle plus
Je ne veux plus gueuler: " Comment va le monde ? "
Et qu'on me réponde: " Il va comme il va "

Après bien des années d'errance
De populations déplacées
La solitude n'a pas de nationalité
Il faudrait casser ce silence
Vous l'avez mal interprété
La dignité n'est pas votre spécialité

Comment va le monde ? Il est rouge sang
Et à mon avis, il l'est pour longtemps
Comment va l'amour ? Il joue les absents
Demande aux vautours de gagner du temps
Comment va la vie ? Elle n'est pas très fière
Sur ces cinq colonnes dans les faits divers


je vais arrêter là, parce que je pourrais en mettre des tartines encore sur Lavilliers, mais bon, faut bien s'arrêter quelque part, et puis son catalogue est tellement immense!! à vous aussi de découvrir par vous même, tout en espérant que je vous aurais mis l'eau à la bouche.






DU JJG

le 06/04/2006 à 23h25
J'ai eu envi de mettre 2 ou 3 chansons de Goldman pourquoi? tout simplement parce que j'aime beaucoup ce qu'il fait, et ça depuis des années et des années. Je me demande si il n'a pas berçé la fin de mon adolescence, jusqu'à nos jours. Je remonte loin en arrière, et je revois mon premier vynil de Tai Phong. Je me souviens on l'écoutait à fond chez moi.c'étaitde la zique planante, on aimait bien, ça sonnait bien, et déjà, la voix de Golman, quand c'est lui qui chantait, nous faisait quelque chose. Qu'est ce qu'il montait haut. Ce foutu "Sister Jane", nous foutait des frissons, nous les mecs!! on était à genoux devant ça, et on essayait de chanter comme lui, de monter comme lui. moi je cassais la voix à un moment, j'arrivais pas, j'ai essayé essayé, je n'y suis jamais arrivé. pourtant, sans me vanter, je monte haut, mais là.... donc la première chanson sera en fait celle du groupe Tai Phong.

L'image « http://www.parler-de-sa-vie.net/chansons/pochettes/1975_album_tai_phong_300.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.  1975  Sister Jane


Ah, Sister Jane
You left me blinded and lost
Ah, Sister Jane
Don't let the sun go down on me
Don't want to wake you
Save me from falling down

Ah, Sister Jane
You changed my way of life and
Ah, Sister Jane
You left me all alone but now
My mind is open
I'll wait the day you're back

You should know and see
Please, look in my eyes
I just want to cry
'Cause it's hard to be
All alone and blue, ah ah

Ah, Sister Jane
You left me blinded and lost
Ah, Sister Jane
Don't let the sun go down on me
Don't want to wake you
Save me from falling down

You should know and see
Please, look in my eyes
I just want to cry
'Cause it's hard to be
All alone and blue, ah ah

Ah, Sister Jane
You changed my way of life and
Ah, Sister Jane
You left me all alone but now
My mind is open
I'll wait the day you're back

Ah, Sister Jane
You left me blinded and lost
Ah, Sister Jane
Don't let the sun go down on me
Don't want to wake you
Save me from falling down Ah, Sister Jane
You left me blinded and lost
Ah, Sister Jane
Don't let the sun go down on me
Don't want to wake you
Save me from falling down

Ca serait énorme de mettre toutes les paroles de goldman ici, c'est impossible, bien évidement, mais bon, la deuxième chanson que je vous livre, me fait penser à ce coin de campagne que j'aime tant, le Cantal. C'est exactement tout ce que j'aime de nos campagnes. Chacun la sienne, moi, j'aime ce coin.
En plus ça me fait vraiment penser à l'enfance que certains de nos parents ont pu avoir. les écoles communales, avec les bancs de bois, l'encrier, et dire que je les ai connu, si ce n'est que les encriers étaient certes là, incrustés dans la table, mais vides. on utilisait déjà plus le porte plume.  Les jours de coups de blues, c'est une des chansons que je préfère jouer et chanter. j'y aime la guitare claire comme ça. On devine Mickael Jones qui se régale sur ses arpèges.

L'image « http://www.artweb-market.com/images/Peintre10/Carmen%20Manno/CAMPAGNE%20%20%20PROVENCALE.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.copyright Carmen Mano

Il y a
Du thym, de la bruyère
Et des bois de pin
Rien de bien malin
Il y a
Des ruisseaux, des clairières
Pas de quoi en faire
Un plat de ce coin
Il y a
Des odeurs de menthe
Et des cheminées
Et des feux dedans
Il y a
Des jours et des nuits lentes
Et l'histoire absente
Banalement
Et loin de tout, loin de moi
C'est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira
Il y a
Des enfants, des grand-mères
Une petite église
Et un grand café
Il y a
Au fond du cimetière
Des joies, des misères
Et du temps passé
Il y a
Une petite école
Et des bancs de bois
Tout comme autrefois
Il y a
Des images qui collent
Au bout de tes doigts
Et ton cœur qui bat
Et loin de tout, loin de moi
C'est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira
Et plus la terre est aride, et plus cet amour est grand
Comme un mineur à sa mine, un marin à son océan
Plus la nature est ingrate, avide de sueur et de boue
Parce que l'on a tant besoin que l'on ait besoin de nous
Elle porte les stigmates de leur peine et de leur sang
Comme une mère préfère un peu son plus fragile
enfant
Et loin de tout, loin de moi
C'est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira.


Filles faciles.. pourquoi? parce que d'abord, elle relate exactement le fond de ma pensée, lorsque je pense à ses filles qu'on a vite fait de qualifiées de S...... Il a eu la pudeur de les appeler les filles faciles. Chacun sait qu'un homme qui a bon nombre de conquête est concidéré comme un Don Juan, et si par malheur, une fille fait pareil, vous savez tous de quelle façon, elle sera jugée. C'est un peu pour toutes ces filles qu'il a écrit cette chanson. Il est vrai que c'est une interprétation toute personnelle, mais elle n'est certainement pas loin de la vérité.


L'image « http://www.sfu.ca/~ldignall/images/carol.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

J'ai une tendresse particulière
Pour ces filles qui n'ont pas d'manières
Les hospitalières, les dociles
Vous les appelez les filles faciles
Celles qui marchandent pas leur corps
Ni pour des mots ni pour de l'or
Pour qui faut pas tout un débat
Ni pour leur haut ni pour leur bas
Pour quelques notes de guitare
Elles dormiront un peu plus tard
Elles disent que les matins c'est bien
Elles disent qu'à deux, c'est encore mieux
Les inespérées, les timides
Celles qui comprennent sans qu'on leur dise
Pour qui ne suffit qu'un regard
Pour que tout s'allume en un soir

Petite chanson d'reconnaissance
Pour ces stars d'mon adolescence
Je n'en ai oublié aucune
Chères et précieuses une à une

Celles qui m'ont trouvé consommable
Avant que j'sois dans les hit-parades
Dans les bals ou les MJC
Comme au plus haut des colisées
Celles qui n'échangent pas leur plaisir
Pour ce qu'on pense ou c'qu'on va dire
Qui disent OK pour les enfers
Contre un peu d'paradis sur terre
Des p'tits moments piqués en fraude
Comme un automne aux pays chauds
Plein du goût des baisers volés
Toujours un p'tit peu plus sucré
Sans qu'on en parle ou qu'on y pense
Sans après promis ni juré
Ça n'a pas la moindre importance
Quand c'est l'amour qu'on aime aimer

Ce soir, je veux leur rendre hommage
Ce sera la seconde fois
Qu'elles sachent qu'il m'est dommage
De ne le faire que par la voix


c'est pas beau tout ça? La suivante est celle qui m'a fait danser la première fois sur du Goldman, car il passait en boite, peut être que ça continue d'ailleurs, car ce morceau passe toujours en radio. C'était en banlieue sud, pas très loin de chez moi, on allait finir la soirée dans une boite " l'Ambassy club", une boite ringarde au possible, mais où il passait de la bonne zique de temps en temps! Quelle surprise d'entendre Goldman la dedans!! Bon on était tellement fait, qu'on a été danser comme des fous, convaincu, qu'il y avait que nous qui connaissions Goldman! et moi pire que les potes ou même ma femme, vu que moi, j'ai failli le connaitre pour de vrai!! pfff!! enfin bon... le fait est qu'au début, on était pas nombreux à danser sur du Goldman. Il commencait à peine à être connu.. aller c'était quand? je sais plus moi, peut être en 1981 ou 82. Cette chanson est pour moi, comme une sorte d'hymne, et le pire c'est que parfois, j'y crois encore à ce qu'il dit dans cette chanson.


  IL SUFFIRA D'UN SIGNE 1981

Il suffira d'un signe, un matin
Un matin tout tranquille et serein
Quelque chose d'infime, c'est certain
C'est écrit dans nos livres, en latin

Déchirées nos guenilles de satin
Les fers à nos chevilles loin bien loin
Tu ris mais sois tranquille un matin
J'aurai tout ce qui brille dans mes mains

Regarde ma vie tu la vois face à face
Dis moi ton avis que veux-tu que j'y fasse
Nous n'avons plus que ça au bout de notre impasse
Le moment viendra tout changera de place

L'acier qui nous mutile du satin
Nos blessures inutiles au lointain
Nous ferons de nos grilles des chemins
Nous changerons nos villes en jardins

Et tu verras que les filles, oh oui tu verras bien
Auront les yeux qui brillent, ce matin
Plus de faim de fatigues, des festins
De miel et de vanille, et de vin


Je vais arrêter là, peut être j'en remettrais plus tard. on verra, en tout cas, je redémarre ce blog, d'une autre façon, ayant été tant censuré....

à plus





JE RENONCE

le 15/02/2006 à 14h00
je renonce oui!! encore un com de lexode me demandant de supprimer les articles qui sont suceptibles de plagiat...

à leur intention :

peut être devriez vous vous pencher sur tout les blogs, mais alors tous!! où se trouve des paroles de chansons, des poèmes qui ne sont pas passé dans le domaine public, parce que je sais ce qu'est le domaine public ! merci!  et là, je crois honnêtement que plus de la moitié des blogs seront effacés.. mais ça je pense que vous le savez pertinement !

alors je renonce oui, puisque la loi est contre moi...

j'irais voir ailleurs si j'y suis.

Apparition d'une rubrique

le 10/02/2006 à 19h09
Bon, j'préviens, c'est pas jfred qui vous parle, hein. C'est missrayure, qui lui refait sa CSS ^^

Donc si le blog a une drôle de tronche, c'est normal, vous inquiétez pas :)

Et par la même occasion, z'allez voir apparaitre une rubrique-à-pass, qui s'appelle "CSS" et qui contient les images de la CSS :) (d'ailleurs, si vous voulez aller y faire un tour, le pass c'est "css", original non ? :P )

Bon, bisou les gens, je me remets au boulot ^^

©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation